MANIFESTE POSMOVORE par Tristan Kissourine

 

"Les Posmovores répandent l'art brut, l'art des rues, le quasi-art et toute forme d'expression absolue de l'humanité." 

- Manifeste Posmovore -

par Tristan Kissourine

V1.3 Marseille, le 10 avril 2013.

 

  

le critique Fredric Jameson cerna la dérive en définissant en 1984 le postmodernisme comme la "logique culturelle de notre dernière forme de capitalisme " Alors depuis Duchamp qui eut l'audace, les postmodernes pour cacher leur lâcheté ou leur médiocrité technique, leur standardisation ou leurs mécènes osent réinventer un réchauffé grotesque ou abject, mais vendeur car c'est à celui qui saura scandaliser un gotha avide de s'afficher avec l'actualité supérieure de l'instant conceptuel, ânonnant la transgression de nos bassesses.

  Altermoderniste, Les Posmovores révèlent l'art muet en chaque être. L'art tu par l'oligarchie qui prétend qu'il n'y a pas de vibrations dans l'art sauf celle d'un électro-encéphalogramme, enfermant l'art dans une science du packaging ou pire dans une quête du trauma afin de créer le choc nécessaire à sa médiatisation, afin de creuser le fossé culturel utile à leur escroquerie.

Les Posmovores répandent l'art brut, l'art des rues, le quasi-art et toute forme d'expression absolue de l'humanité. Par toutes les pistes qu'ils arpentent ils encerclent le postmodernisme et son expression marketing.  Avec l'arme internet, ils ne pourront plus être reniés, bafoués et pire usurpés par les conceptistes, ces grands emballeurs d'oeuvres qu'ils font faire.

Dans sa monomanie à vouloir violer ou surpasser l'art existant, les oracles des tendances de l'art contemporain ont courus si vite dans un continuum conceptuel qu'ils ont dépassés le vide lui-même. Satisfaits d'être les seuls à Vouloir comprendre leurs perversions, pensant qu'ils sont les seuls à Pouvoir les entendre.
Avec eux, l'art ne s'aime pas, il se comprend ou se subit.

Au début du temps de l'homme, l'art était le repère de l'être. Aujourd'hui, Il est devenu son dommage collatéral.

POSMOVORES, nous sommes, enfantés par l'inflation moderne, nourris par le lait de ses mamelles de plomb et de pétrôle, nous dévorons ses côtes, ses parts et actions, pour renverser son trône, pour fertiliser l'art de toutes les graines locales que le surcapitalisme s'évertue à presser, usurper ou stériliser.

Nous sommes les seigneurs de rien, loin du plein, du trop ou du juste, nous nous intéressons au vide, nous plongeons dans l'inconnu par l'utilisation de l'instinct en route, du hasard comme vent, de l'esprit en vassal.
Nous n'avons pas de limite sauf celle de l'abject, nous sommes maladroits, nous testons les graines, nous les tissons si elles prennent.
Nous sommes curieux, vagabond, passionné, futuriste, ingénieux.
Nous sommes philanthropes, partageurs et autiste à la lueur des carcasses modernes.
Si nous reconnaissons le postmodernisme et son ancêtre l'art conceptuel: Nous combattons leur profusion au sommet du référentiel artistique car nous haïssons le règne du carpe diem, du ready-made, de l'éjaculation de concept artistique dont l'emballage médiatique maquille la limite et camoufle l'usurpation.

Nous sommes l'alternative au Koonhirstes qui surexpose le choc, la laideur et le cynisme pour habiller du label "Avantgarde" le nombril d'idiots dont le cycle de pensée est aussi court que leur cosme.
Posmovore nous sommes, responsables sauf des castreurs, et leurs ambitions.
Nous combattons l'Art Choc, L'Ad-art, L'Art Pétrolier de Koons, Hirst, Serrano, Warhol, Cappelan, Easton Ellis, Guetta, et tout leurs moutons extatiques qui ne savent pas définir l'art contemporain autrement que par un enchevêtrement de sophismes standards et de clichés tendances.

-Nous n'avons pas de cohérence, nous laissons ce collier à ceux qui peuvent encore croire au règne centenaire de l'art conceptuel, plutôt nous cherchons, rêvons, inventons, nous associons, forgeons, trouvons.

Nous rejetons le postmodernisme pétrodollarisé qui se regarde le nombril dans les palaces de marbre et de peur, dérivant vers les uniques obsessions de ses mécènes, nous ne sommes pas de cette glace, ces cristaux, de ces coffres ces tombeaux, nous sommes de terre, d'air et d'eau.
Nous prévenons les stars, nos télescopes n'inclinent pas vers vous mais sur notre bas-monde, ses quasars, ses espoirs.
Nous voulons vaincre le fils du surcapitalisme, l'usurpateur, la monstrueuse évangélisation de crétins aux nombrils plus large que leurs idées.

A tout nos grands vendeurs de rêves nous murmurons :

Posmovores nous ne parlons pas ni ne récitons,

Nous déclamons tout les vers qui infestent vos pommes transgéniques.
Nous partageons ce que vous nous interdisez avec les moyens que vous nous vendez.
Nous sommes désorganisés et nous l'assumons avec force, les idées organisent tout, elles naissent de nos nuages, ces brouillards qui rebutent vos courages. Nous sommes l'énergie noire de votre modèle standard.

Posmovores nous éclairons: L'art est l'expression absolue de l'humanité.

Notre ambition: réchauffer l'âme des sens, par une profusion de couleurs, de techniques de saveurs ou d'instinct. Si nous choquons, c'est par l'incohérence de notre inventivité et la vulgarité de notre philanthropie, nous déployons l'art lisible de corps et d'esprit.


L'art choc a vécu, bambin terrible des années folles, acné tourmentée des années 60, puis adulte conquérant des années Amoco, il s'appelle postmodernisme, il est ce vieillard pétrifié qui monopolise l'histoire de l'art depuis un siècle, en s'aidant comme toujours d'une garantie de crédibilité décernée par l'académie partenaire, il veut nous faire croire en son génie et sinon nous réduire à des incultes. 

 

Nous affirmont la place de l'art contemporain : En chacun.

Ainsi sans camisoles, que résonnent nos orgues, plus seulement les pipeaux. Tant ll existe d'autre organe entre l'anus et le chapeau.

Tant d'autre en fait, Tripes, Poumons, Cœur, Cerveau...

 

Salut Posmovore : "Tripes, Poumons, Coeur, Cerveau !".
Le poing sur le ventre à "Tripes".
Les deux poings (garde) sur torse à "Poumons".
Le poing sur le cœur.
Enfin deux poings en arme (index et majeur tendus) vers le ciel, coude plié,légèrement dirigés vers la tête. à "Cerveau"

Note: Il existe d'autre geste pour les poings en arme : vers le bas, bras tendus (le cerveau étant disponible, le posmovore est armé) ou encore vers la salle bras tendus (les armes allumant les cerveaux).

 

 

 

Tristan Kissourine peintre et poète français né à Caen un 7 mars 1973.  

 

Aujourd’hui propriétaire d’un atelier dans le centre de Marseille, la Caverne Kissourine, il se consacre au développement de son « Reptart » à de court poèmes chaotiques et néologiques et à la production d’une installation pour la capitale de la culture 2013.

 

 

 

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